Séminaire international "temporalités et communications"

séminaire international bordeaux temporalités et communications

14 janvier 2009

Ateliers



Atelier 1 : Discordance des temps : vers de nouvelles pratiques médiatiques




Coordination Alain Bouldoires, MCF Université Bordeaux 3






Les consommations et pratiques médiatiques contemporaines nous révèlent de nouveaux rapports au temps. Le « tout communicationnel » semble en effet promouvoir le court terme dans une époque fascinée par l’immédiat. La télévision, la radio, la presse et les technologies de réseaux adoptent et renforcent cette dérive de l’éphémère qui rompt avec une certaine continuité de la transmission. On peut comprendre alors que l’individu soit amené à chercher l’intensité de l’instant par médias interposés, le réel étant devenu relativement ennuyeux. Hors du temps long, la présence s’accompagne de la possibilité de disparaître ; le quotidien peut être répétitif et rythmé par l’audience ; l’insouciance, le divertissement peuvent contrebalancer les lourdeurs de l’actualité, l’expression de soi compenser l’absence de perspectives. Autrement dit, le temps court prend énormément de temps si l’on considère l’omniprésence des médias dans la vie de chacun. De nouvelles offres, plus mobiles et plus ciblées, se mettent en place et devraient se développer dans les années à venir. Elles mettent en scène des temporalités adaptées à des populations bien identifiées.



- Laetitia BISCARRAT, Doctorante, Université Bordeaux 3, Mélanie BOURDAA, ATER, Université de Poitiers, Temporalités médiatiques et expression de soi : les fans de séries télé.

- Seok Kyeong HONG-MERCIER, Université Bordeaux 3, Bouleversement de la temporalité télévisuelle : le cas des séries américaines et la télévision mobile.

- Isabelle RIGONI, Université Poitiers, Les temporalités de type diasporique dans les médias des minorités ethniques.

- Karine TURCIN, Université Bordeaux 3, Temporalités médiatiques et vie quotidienne.

- Nayra VACAFLOR, Université Bordeaux 3, L’expression médiatique des jeunes dans les quartiers populaires.





Atelier 2 : Temporalités, risques, anticipation



Coordination Gino Gramaccia, Pr Université Bordeaux 1 et Christian Mesnil, MCF Université Côte d’Opale


 


L’anticipation occupe une place centrale dans le débat contemporain sur la question du risque. Le chercheur et l’ingénieur conçoivent des modèles théoriques pour l’analyse des causes et la prévisibilité, le décideur politique définit les priorités dans l’action préventive, l’instance juridique détermine les responsabilités dans le règlement des litiges, tandis que les médias construisent des anticipations citoyennes sur les crises et les catastrophes. Une conscience théorique de la menace est alors possible, qui repose sur les temporalités propres à la production scientifique, à la prudence politique, à l’arbitrage juridique et à la représentation médiatique. A chaque acteur, sa rationalité compatible pour rendre compte de ce qui pourrait advenir en l’absence d’anticipation, entre l’apparition de la cause et l’événement redouté. La combinaison de tous ces calculs donnerait, en principe, une moyenne théorique de la temporalité du risque.





- Benoît CORDELIER, UQAM, Montréal, Le silence en tant qu’acte de langage, ou quand (ne pas) dire, c’est (dé)faire : Stratégie, temporalités et méthodologie ».

- Bertrand FAURE, Daniel LOUBET, Université de Toulouse, La sécurité en pratique.

- Christian MESNIL, Université Côte d’Opale, Temps organisationnel, temps humain.

- Zinaoui TAOUFIK, Ecole doctorale, Université de Bordeaux, La communication des risques professionnels dans le BTP.

- Elgiz YILMAZ, Université Galatasaray, Istanbul, Communiquer sur le risque péri-natal : un exemple turc : "la maternité rassurée"






Atelier 3 : Médias, temporalités et interculturalité



Coordination Annie Bart, Pr Université Michel de Montaigne Bordeaux 3






Le temps obéit à une construction sociale et est organisé différemment selon les pays et leur culture. Il s’agit de prendre la mesure de la diversité des temporalités médiatiques en différents points du monde et d’analyser le mouvement contradictoire de convergence et de différenciation qui les anime aujourd’hui.

Le temps consacré aux médias ne cesse de prendre de l’importance mais, selon les contextes, les habitudes temporelles et le type de média consommé présentent des caractéristiques propres. Il en est de même en ce qui concerne les articulations établies avec les autres rythmes professionnels ou familiaux de la vie quotidienne. Avec la mondialisation technique et économique, tous les pays sont affectés par un nouveau régime de temps marqué par l’urgence. Un présent surchargé et haletant prend de plus en plus ses distances avec un passé qu’il folklorise et un avenir dont il se méfie. Les médias, notamment les médias mondiaux ou un réseau de communication comme Internet, favorisent à l’évidence l’installation de ce nouveau régime temporel. Cependant, les usages et les réceptions peuvent être très divers et des médias locaux ou confessionnels permettent de marquer des oppositions voire de proposer d’autres alternatives.





- Kendzi KADDOUR, Université Bordeaux 3, Concurrence temps de la télévision-temps théologique.

- Etienne LAKETIENKOIA DAMOME , Université Bordeaux 3, Médias d’Afrique : entre temps immanent et temps transcendant. L’exemple de la radio.

- Won LEE, Service de la recherche de la télévision publique à Séoul, L'intervention de l'avenir dans le présent.

- David PUCHEU, Université de Poitiers, Le messianisme technologique américain.





Atelier 4 : La nuit, les métamorphoses du lien organisationnel



Coordination Valérie Carayol, Pr Université Michel de Montaigne Bordeaux 3 et Dominique Blin, MCF Université Michel de Montaigne Bordeaux 3






La nuit est plurielle, d’abord par la diversité de ses formes naturelles. Elle varie en fonction des saisons et des latitudes. Ensuite par le jeu des constructions qu’elle autorise. Perdue ou gagnée, elle nourrit l’inspiration, suscite envie, défi ou renoncement. Les hommes la prolongent en travaillant dans des lieux clos. Eclairée, elle est organisée pour que l’activité commence ou perdure.

Les métamorphoses qui l’accompagnent sont au moins de quatre ordres. Elle permet la modification des distances relationnelles. Les règles et les statuts sont parfois suspendus. Les identités peuvent se transformer. Le temps s’allonge ou se contracte. La hiérarchie des sens est modifiée. La vue s’estompe. L’ouïe et le toucher gagnent en précision. Sans avoir d’incidence systématique. La nuit influe sur les pratiques de communication, notamment organisationnelle, elle transforme les individus, les lieux et les liens.





- Dominique BLIN, IUT, Isabelle COUSSERAND, Université Bordeaux 3, Tentations nocturnes et infiltrations temporelles : le cas de « l’exploration urbaine ».

- Valérie CARAYOL, Aurélie LABORDE, Nadège SOUBIALE, Université Bordeaux 3, Nuit et métamorphoses des liens organisationnels : le cas des équipes de terrain et du centre d’appel d’une caserne de pompiers du Sud-Ouest.
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- Nicole DENOIT, Université de Tours, La nuit, une protection naturelle libératoire : la face nocturne de la « graffitomanie ».

- Elisabeth GARDERE, Université Bordeaux 4, Catherine PASCAL, Université Bordeaux 3, Annick SCHOTT, IUT, Université Bordeaux 3, Ombres et lumières de l’espace public urbain.

- Ghislaine THORION, Institut catholique de Paris, Le lien organisationnel dans le travail posté.



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